La théorie du genre ou le déni de démocratie

Publié le par lavendeeautrement

La théorie du genre ou le déni de démocratie - Résumé

 

La théorie du genre va s'implanter, être développée et enseignée dans l'enseignement supérieur et la recherche en France. Vingt propositions détaillées dans un rapport commandé par les services du ministre Geneviève Fioraso, remis en janvier dernier, suggèrent la diffusion de cette théorie en trois temps :

 

1 - Créer un collège d'experts - le Collegium - pour qu'il fasse la promotion de la théorie du genre ;

2 - Former les enseignants pour qu'ils diffusent la théorie du genre ;

3 - Enseigner cette théorie à tous les étudiants et les élèves étudiant en France.

 

Malgré ce que laisse entendre cette décision, la théorie du genre n'a aucune validité scientifique, pas plus que ce qu'elle prétend n'est largement partagé dans la communauté. Contrairement à ce qu'elle affirme, à savoir que la différence entre hommes et femmes n'est pas déterminée par le sexe mais par la société, de nombreux exemples prouvent qu'elle ne peut pas prétendre organiser la société. C'est pourtant le chemin que nous fait prendre une minorité de prophètes déterminés. Tout s'organise pour que la théorie du genre s'implante dans la société, sans se soucier de l'avis de quiconque.

 

Faire société, ce n'est pas tout accepter. Ce n'est que se conformer aux exigences de la démocratie qui sont à la fois la parole au peuple et du peuple, mais également la transparence des informations grâce auxquelles il peut voter en connaissance. Or la parole ne peut être ni sereine, ni souveraine, en l'absence de transparence. Malheureusement, la volonté de certains ministres - car Geneviève Fioraso n'est pas seule - de transformer l'enseignement supérieur et la recherche, et la société, à travers le filtre du genre est la démonstration pratique d'un déni de démocratie.

 

 

La théorie du genre ou le déni de démocratie

 

 

Les services de Geneviève Fioraso, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ont remis un rapport (1) en janvier 2013.

 

Ce rapport surprend par ce qu'il affirme et ce qu'il propose.

 

Il affirme que la théorie du genre doit rythmer le développement de la recherche et de l'enseignement supérieur français, et il montre le chemin à suivre en vingt étapes. Elles se résument en trois points :

 

1 - Créer un collège d'experts - le Collegium - pour qu'il promeuve la théorie du genre ;

2 - Former les enseignants pour qu'ils diffusent la théorie du genre ;

3 - Enseigner cette théorie à tous les étudiants et les élèves étudiant en France.

 

En effet, l'introduction explique qu'il faut "donner à la recherche sur le genre la place qu’elle devrait tenir", place qui devrait être tenue "au-delà du strict périmètre scientifique". Il pose comme postulat dans son introduction, c'est-à-dire en l'affirmant sans la démontrer, la "pertinence" de la théorie du genre. Ce rapport gouvernemental détaille vingt propositions pour que la théorie du genre puisse avoir et développer "les moyens de [sa] vitalité".

 

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Avant de se pencher sur ces propositions, examinons la théorie du genre.

 

La théorie du genre stipule que la différence homme / femme n'est pas biologique mais déterminée par la société. Ce qui implique qu'on ne deviendrait homme ou femme que par la pression sociale. Cependant, c'est une hypothèse, c'est-à-dire qu'elle imagine l'existence d'une contrainte qui obligerait à être ce qu'on ne veut pas être. Autrement dit, la société obligerait à être un homme, ou une femme, des personnes qui ne le sont pas.

 

La domination insupportable de la société sur l'âme avait déjà été dénoncée dans les pages du journal Le Monde du 2 septembre 1986. L'Organisation mondiale de la santé venait de publier un rapport démontrant que la schizophrénie se manifeste de façon identique dans tous les types de société. Malgré cela, des psychiatres, théoriciens de l' "antipsychiatrie", se sont élevés contre ce rapport car leur explication de la schizophrénie par les contradictions du capitalisme était anéantie.

 

La société serait responsable de bien des maux. Elle empêcherait de vivre pleinement quelques victimes de cette pression insupportable. Comment, dans ce cas, ne pas trouver légitime le regret de ceux qui se sentent oiseau mais ne peuvent pas voler faute d'être pourvus d'ailes? On pourra trouver la réflexion abusive, mais si l'on peut greffer un pénis ou un utérus, ne pourrait-on pas satisfaire le besoin d'ailes? Où est la limite, s'il en existe une? Il était farfelu sinon insensé d'espérer, il y a quelques années, de faire un voyage dans l'espace, ce ne l'est plus aujourd'hui. Encore une fois, qui décide la limite des envies, des besoins, des possibles qu'il faut imposer à la société entière pour satisfaire une poignée d'individus? D'ailleurs une nouvelle branche des études de droit, le droit des robots, est en train de faire son chemin dans les esprits d'intellectuels débordés, alors, où est la limite?

 

Une théorie est, selon le Larousse, "un système d'hypothèses", "une connaissance purement spéculative". En s'appuyant sur cette définition, la théorie du genre, en tant que théorie, n'en est plus une. Le rapport du Ministère de l'éducation nationale l'atteste. Pour le gouvernement, elle est devenue opérationnelle, c'est-à-dire que ses principes doivent être mis en action. Elle serait donc déjà devenue un système établi et qui explique le monde de manière acceptable par tous ! Mieux,  en prétendant connaître la véritable image du monde, la théorie du genre prétend redéfinir les rapports des humains entre eux. Elle n'est donc plus une hypothèse, elle est devenue, sans que personne ne soit prévenu, sans qu'aucun citoyen ne donne son avis, ce qui organise notre quotidien.

 

Elle a  débordé de l'esprit malade de ses concepteurs pour modifier nos cadres de vie.

 

Un exemple récent nous en est donné par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Elle a adopté, le jeudi 28 février dernier, un amendement de la députée PS Julie Sommaruga selon lequel : "l’éducation à l’égalité de genre" devient une mission à part entière de l’école élémentaire où l'on déconstruira les stéréotypes sexués "afin de substituer à des catégories comme le sexe ou les différences sexuelles, qui renvoient pour le coup à la biologie, le concept de genre qui lui, au contraire, montre que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature, mais sont historiquement construites et socialement reproduites."

 

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Ni le caractère totalitaire de sa décision, ni le déni de démocratie de sa rédaction, rien n'a empêché les auteurs du rapport sur les orientations stratégiques de la recherche sur le genre. Compilées par les fonctionnaires du Ministère de la recherche et de l'enseignement supérieur, ces vingt propositions sont autant d'étapes pour enraciner la théorie du genre dans la recherche.

 

1/ La première proposition, scindée en sept points, détaille la mise en place d'un Collegium. Pivot de toute l'organisation, il sera la source de diffusion de la théorie du genre dans les recherches:

- Chef d'orchestre de l'organisation et du développement des connaissances ;

- Représentant des tenants de la théorie au sein de l'infrastructure nationale de la recherche, des instances européennes et internationales ;

- Pivot de la mise en place de manifestations.

 

2/ Le second volet concerne les quatre propositions suivantes, de deux à cinq:

- Structurer l'enseignement universitaire ;

- Former les enseignants aux problématiques de la théorie du genre.

 

3/ Les propositions six à huit organisent la formation continue.

 

4/ Les neuf et dix traitent du financement de la recherche, pendant que les onze et douze encouragent la diffusion des recherches en libre accès.

 

5/ Treize, quatorze et quinze s'assurent du renouvellement des générations en organisant le recrutement et en conseillant la création de Chaire, c'est-à-dire la création d'une tribune d'où l'on diffuse des idées avec autorité.

 

6/ Les cinq dernières propositions s'articulent pour que les principes de la théorie du genre soient respectés dans la chaîne humaine qui l'implante, en généralisant, par exemple, l'usage d'une langue non sexiste, ou en créant un prix annuel d'égalité.

 

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Ce rapport n'est que la suite logique d'un mouvement déjà ancré dans la vie quotidienne.

 

Ainsi, en 2010, la théorie du genre est devenue un enseignement obligatoire à Sciences Po. Le 5 octobre 2011 la papesse de la théorie du genre, Judith Butler, a reçu le titre de docteur Honoris Causa de l'Université de Bordeaux III "Michel-de-Montaigne". Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités, avait annoncé, en novembre 2011, la disparition du terme "mademoiselle". Début 2012, elle était exaucée. Une circulaire de Matignon décidait que les termes "mademoiselle", "nom de jeune fille", "nom patronymique", "nom d'épouse" et "nom d'époux" seraient supprimés des formulaires administratifs pour privilégier le terme "nom de famille". Le 7 septembre 2012, la crèche Bourdarias de Saint-Ouen, pilote de la théorie du genre, a reçu la visite de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, et de Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille. Elles ont alors affirmé clairement leur désir de multiplier ce type de dispositif. "C’était mon premier projet en arrivant à ce ministère", a expliqué Najat Vallaud-Belkacem. "Cette démarche doit devenir un réflexe naturel dans l’ensemble des crèches" a renchéri Dominique Bertinotti. Au début de l'année 2013, la députée PS Sandrine Mazetier a proposé de débaptiser l'école "maternelle", terme connoté selon elle. Le 19 mars 2013, l'article 31 du projet de Loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, adopté par l'Assemblée nationale en première lecture, stipule que l'école de la République "assure les conditions d’une éducation à l’égalité de genre."

 

En juin 2011, on trouvait, dans certains manuels de Sciences et Vie de la Terre destinés aux collégiens, une explication du monde à travers le filtre de la théorie du genre. Les manuels scolaires sont un outil puissant de diffusion de l'information et pour façonner les esprits. Dans les années 1970, un grand journaliste italien, Lucio Lami, a écrit La Scuola del Plagio ("L'école des faussaires", Armando Armando editore, Rome) où il passe en revue une cinquantaine de manuels destinés à l'école élémentaire où l'on enseigne aux enfants de moins de dix ans. Il y explique, entre autres exemples, qu'un auteur de manuel, un professeur, parvient à y raconter l'histoire de la Seconde Guerre mondiale sans mentionner le pacte germano-soviétique ni l'invasion de la Pologne par Staline. La manipulation de l'Histoire et des faits, en cette instance, rendait l'Union soviétique aussi victime que la Belgique : de coupable, le manuel rendait l'Union soviétique victime par la volonté d'un prof, soumis il est vrai à l'idéologie. Les maisons d'édition du Parti communiste italien voulaient, ainsi qu'une étude qu'elles publièrent l'explique, "une école dans laquelle on cherche à abattre les obstacles à la formation de personnalités révolutionnaires." C'était dans les années 1970, faire le lien avec le parti de Beppe Grillo, le clown révolutionnaire qui s'est imposé en Italie, est tentant quand on sait que ses disciples ont entre trente et quarante ans. La Tentation Totalitaire ne s'est pas écroulée avec la chute du mur de Berlin.

 

Enfin, en juin 2012, dans le comté de Sörmland, au centre de la Suède, le parti de gauche déposait une proposition de loi pour que les hommes n'urinent plus qu'assis...

 

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La formule magique qui exonère les détenteurs d'une supposition de prouver sa véracité est simple. Monique Wittig, grande théoricienne du genre, l'a énoncée : "l’hétérosexualité est un système politique". Si la chose est politique, elle concerne de facto tout le monde et doit être débattue et donc exposée, étudiée, répandue et enseignée. Mais est-elle vraie pour autant? Certainement pas. Le cas de la théorie génétique qui a miné l'Union soviétique est exemplaire.

 

La théorie de Lyssenko s'est imposée de 1935 à 1964 en Union soviétique. Lyssenko niait l'existence des gènes et flétrissait en termes bouffons la "déviation fasciste et trostskiste-boukhariniste de la génétique". N'était-ce pas une façon de dire : la génétique est un système politique? Comme on essaye de nous dire que la théorie du genre est l'outil politique qui doit changer le monde? L'hégémonie de sa biologie délirante a, pendant trente ans, coupé de toute information scientifique extérieure une immense population qui fut contrainte de vivre le rêve d'un illuminé soutenu par un Etat totalitaire. Les escroqueries scientifiques existent, et elles peuvent être dangereuses. D'après cette doctrine, une espèce se transformait d'elle-même en une autre sans croisement - le seigle en blé, le chou en rave, le pin en sapin et réciproquement. Le grand homme fit tomber de moitié les rendements, déjà fortement amputés par la collectivisation forcée des terres, qui avait précédé.

 

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Par ailleurs, dès son principe posé, la théorie du genre se découvre impuissante à expliquer le monde, ce qu'elle prétend pourtant être en mesure de faire. Une foule de docteurs philosophant et sociologisant opèrent la civilisation depuis plus de quarante ans pour donner à cette théorie une apparence acceptable. Cette impuissance s'explique par la description d'une partie de la tradition chinoise, écrite par Simon Leys dans un essai sur la calligraphie chinoise, publié dans le recueil L'Ange et le cachalot. Il y  explique que "l’idée que l’homme, du fait qu’il est sexué, est un être incomplet, est caractéristique de la pensée occidentale – elle a été développée tant dans la tradition grecque que dans la tradition judéo-chrétienne. Dans la conception chinoise, au contraire, chaque individu contient simultanément des éléments yin et des éléments yang, et devrait dès lors pouvoir accomplir sa propre plénitude dans l’isolement." En dédaignant cette conception de l'humanité, les tenants de la théorie du genre entendent prospérer sur l'ignorance. Ils dédaignent ainsi la richesse du monde qui est sa diversité. Imposer coûte que coûte l'égalité, ce que prétend accomplir la théorie du genre, tuera la diversité. Tocqueville l'écrivait en son temps, "ils adoreraient l'égalité dans la servitude". Voilà jusqu'où, peut-être, il faudra aller.

 

Un autre mensonge, par omission cette fois, permet de donner le vernis de la crédibilité aux prophètes du genre. Ils convoquent l'autorité de Simone de Beauvoir pour renforcer leur argumentaire. Ils citent souvent cet extrait du livre Le deuxième sexe : "On ne naît pas femme, on le devient". Cependant, ainsi que Sylviane Agacinski l'a rappelé dans l'émission de radio Répliques diffusée sur France Culture le 13 mars dernier, Simone de Beauvoir, dans les premières pages du même livre, se moque de certaines américaines. Car ces dernières, comme Dorothy Parker, prétendent ne pas être des femmes, mais n'être que des êtres humains, et Simone de Beauvoir d'écrire : "On ne peut pas sans mauvaise foi se situer par-delà son sexe." Ce qui donne un tout autre relief à la première citation, et démontre la volonté sournoise d'extraire une vérité qui n'existe pas.

 

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Jean-François Revel expliquait que le triomphe de la culture selon la majorité des intellectuels, "c'est la faculté d'imposer leurs conceptions à tous les autres hommes." Il ajoutait, "ce qui va mal chez les intellectuels révèle ce qui va mal dans la société tout entière. Ils en grossissent les traits." Il ne faut pas s'étonner que le prix Nobel de la Paix 2010, Liu Xiaobo enrage de constater "la sordide misère morale de notre société", puisque "les gens ne croient plus à rien. […] La recherche du profit matériel commande tout. La poursuite exclusive de l’intérêt personnel et l’endoctrinement incessant de l’idéologie du Parti communiste ont produit une génération d’individus dont la mémoire est absolument vide […]. Les générations urbaines […] n’ont plus que trois objectifs possibles : devenir fonctionnaire, devenir riche ou partir à l’étranger. […] N’essayez pas de leur parler des souffrances du passé récent : vous leur cassez les oreilles ! Cette façon de critiquer le gouvernement et d’exposer le côté sombre de la société est, à leurs yeux, complètement contre-indiquée. Ils préfèrent se replier sur les petites jouissances de leur existence et s’en tenir aux fariboles que leur compte la propagande officielle sur les fantastiques progrès accomplis par la Chine."

 

Ne retrouve-t-on pas dans cette description, la perte d'identité qui est en train de polluer la vie de 70% des Français ? Comme le rapporte Libération dans un article du 4 avril 2013 et selon une étude Viavoice, la crainte de cette disparition est surtout due à "un sentiment d'identité perdue".

 

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Faire société, ce n'est pas tout accepter. Ce n'est pas non plus rejeter ce qui semble sot à la première lecture. Car ce n'est pas une question d'opinion, ni une raison pour s'aligner sur le comportement des autres sociétés. Et prétendre que nous sommes tous des êtres humains pour justifier l'implantation de n'importe quelle idée, n'importe quelle politique, n'importe quelle réforme, est une sottise ; avec un raisonnement pareil, la Terre entière se serait alignée sur la Chine depuis longtemps.

 

Faire société, c'est la garantie faite à chacun de construire l'avenir pour tous, la vitesse de changement étant rythmée par la démocratie. Mais le tempo n'est pas toujours du goût de tous, et certains s'autorisent des voies détournées. La théorie du genre et ces implications sont un changement, et décider de l'appliquer n'appartient qu'aux petits et grands de la société qu'elles vont transformer. Car ne soyons pas naïfs, il y aura transformation. Et empêcher que quelques idiots persécutent les transsexuels n'implique pas de revoir complètement la structure de l'enseignement supérieur. Si la décision d'appliquer la théorie du genre devait être prise, Les conséquences seront bonnes ou mauvaises, la question n'est pas là, je laisse les hypothèses aux théoriciens. Mais il faut toujours se méfier d'une minorité qui prétend diriger la majorité pour accomplir son bien contre son avis, et contre ses envies, surtout quand cette minorité refuse d'expliquer les raisons de sa dictature. Imposer l'introduction de la théorie du genre dans nos vies, telle que le ministère de la Recherche se propose de le faire, relève de méthodes totalitaires. L'Histoire foisonne d'exemples qui tous, sans exception, montrent que les conséquences de ces décisions sont toujours dramatiques.

 

Ce qu'écrivait G.K. Chesterton en 1936 paraît redoutablement adapté à la situation présente (car, comme le dit Simon Leys, "on ne peut croire que ce soit par une simple coïncidence que nous assistions simultanément au développement d'un mouvement en faveur de l'euthanasie et à une campagne pour autoriser le mariage des homosexuels") : "Il y a des forces destructives dans notre société, qui ne sont rien d'autre que destructives, car elles ne cherchent pas à modifier l'état des choses, mais à l'annihiler, en se basant sur une anarchie interne qui rejette toutes les distinctions morales (...). A présent, le criminel le plus dangereux est le philosophe moderne qui ne connaît plus aucune loi. L'ennemi n'émane pas des masses populaires, il se recrute parmi les gens éduqués et aisés, qui allient intellectualisme et ignorance, et sont soutenus en chemin par le culte que la faiblesse rend à la force. Plus spécifiquement, il est certain que les milieux scientifiques et artistiques sont silencieusement unis dans une croisade dirigée contre la famille et l'Etat."

 

 

(1) Le rapport est en libre accès à cette adresse :

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/134000070/index.shtml

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