Question de sexe au lycée

Publié le par lavendeeautrement

L’enseignement des Sciences et vie de la terre (svt, ex-sciences naturelles) au lycée devrait être plus polémique à la rentrée prochaine qu’il ne l’a jamais été.

 

L’éducation nationale a incorporé dans le programme de svt la théorie du genre. Cette théorie est particulièrement difficile à résumer. On s’en gardera donc. Rappelons seulement qu’elle agite le monde des philosophes et qu’elle prétend que la distinction homme / femme se détermine par le choix de vie plutôt que par les attributs biologiques de la naissance. On ne naîtrait pas homme ou femme mais on le deviendrait par choix.

 

Il ne s’agit pas ici de gloser sur le bien fondé des choix des programmes, ni même de plancher en trois parties sur une théorie. Cependant la précision et l’orientation particuliers du sujet retenu demanderaient au moins quelques éclaircissements. Même si l’on n’est pas encore parent, on peut légitimement s’interroger sur le devenir des enfants qui feront les sociétés de demain. A savoir :

 

1)      Pourquoi une théorie philosophique débarque en sciences ?

 

2)     Qui a fait ce choix : un collège de têtes d’œuf, un ministre ou l’alliance des deux ? Pourquoi cette théorie et non une autre : doit-on bouder les théories des Témoins de Jéhovah, des Scientologues, des Créationnistes et tous les autres ?

 

3)      Enfin, pourquoi reprendre des théories discutables quand tant de scientifiques ont usé leur vie à rendre le monde intelligible ?

 

On soupçonne que l’intention veut courber la pensée vers l’appréciation sinon la compréhension d’autrui. Il s’agit sans doute de rendre nos sociétés plus alertes et plus ouvertes à leurs différences. Ce besoin est indiscutablement nécessaire. Mais l’Autre que cette théorie du genre prétend découvrir plus avant, en l’occurrence l’homme, la femme, l’homosexuel et le transsexuel, sera-t-il plus aimé, compris, accepté, mieux accueilli ainsi ? Cette question ne semble pas avoir sous-tendu les choix des programmes. Quand on a quinze ans, le monde est assez compliqué pour qu’on ne prenne pas le risque de le rendre plus confus.

 

Au collège et au lycée, le ministère de l’éducation nationale précise que « l'objectif des sciences de la vie et de la Terre est l'acquisition des éléments essentiels de culture scientifique pour comprendre le fonctionnement du corps humain, le monde vivant, la Terre et l’environnement. (…) Les enseignements de sciences [doivent permettre] d’acquérir des méthodes, des notions et des concepts scientifiques, notamment à partir de questionnements sur la société et d’activités expérimentales. » En cette théorie proposée il est discutable d’y trouver tant des éléments essentiels de culture scientifique que des concepts.

 

Quant à celui qui vous écrit, il ne saurait vous laisser sans citer la théorie des genres selon Desproges qui se demandait quel profond imbécile aurait l’outrecuidance de soutenir au nom des grands principes révolutionnaires que l’immonde boudin trapu qui lui a collé une contredanse, tout à l’heure, possède les mêmes armes pour asseoir son bonheur terrestre que cette grande fille féline aux charmes troubles où l’œil se pose et chancelle avec une bienveillante lubricité contenue, difficilement contenue… En outre, les canards mâles ont au derrière le plumage vif et chatoyant que les mousquetaires ont au chapeau pour affirmer leur virilité. Les canes ont le plumeau gris terne que les concierges ont dans l’escalier pour souligner leur féminité. Que nos têtes blondes se le tiennent pour dit.

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